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Actualités de décembre 2024

Aides à l’embauche d’apprentis : quid pour 2025 ?

 

En 2025, le Gouvernement reconduira par décret une aide pour les employeurs embauchant des apprentis. Elle sera d’un montant de 5 000  pour l’embauche d’un apprenti au titre de la seule première année du contrat pour les entreprises de moins de 250 salariés et de 2 000 € pour les autres entreprises. En l’absence de décision, l’aide n’aurait concerné que les contrats préparant à des diplômes de niveau bac et infra bac et pour les seules entreprises de moins de 250 salariés, soit moins d’un tiers des contrats.

Par cette décision le Gouvernement choisit de préserver une aide pour chaque contrat, quel que soit le niveau du diplôme préparé.

Elle sera accordée sans autre condition aux entreprises de moins de 250 salariés. Les entreprises de 250 salariés et plus, pour en bénéficier, seront soumises aux mêmes conditions qu’aujourd’hui s’agissant notamment de la proportion de contrats d’alternance dans leur effectif total.

Par ailleurs, le montant de l’aide sera maintenu à 6 000 € pour l’embauche d’apprentis en situation de handicap et ce soutien restera cumulable avec les aides spécifiques qui leurs sont destinées.

Le décret instaurant cette aide sera publié courant janvier 2025 après saisine de la Commission nationale de la négociation collective, de l’emploi et de la formation professionnelle (CNNCEFP).

Embauche d’un apprenti :

vous avez droit à des aides

Vous envisagez de recruter un apprenti ? Sachez que vous pouvez bénéficier de différents dispositifs. Quelles sont-ils ? Sous quelles conditions les obtenir ? On fait le point.

L’aide pour l’embauche d’un apprenti

L’exonération de charges sociales

Les aides spécifiques à l’embauche pour les apprentis reconnus travailleurs handicapés

Résumé : ce qui change en janvier 2025

L’aide exceptionnelle aux entreprises recourant à l’apprentissage est sera reconduite par un décret à venir en janvier 2025, avec les montants suivants :

  • 6 000 € lorsque les apprentis sont en situation de handicap, cumulables avec les autres aides spécifiques,
  • 5 000 € pour les entreprises de moins de 250 salariés (la première année du contrat),
  • 2 000 € pour les entreprises de 250 salariés et plus.
    L’aide concernera chaque contrat d’apprentissage conclu dès le lendemain de la publication du décret (courant janvier 2025) préparant à tout diplôme ou titre professionnel jusqu’au niveau master : bac +5, niveau 7 du répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). 

Par ailleurs, comme l’indique le ministère du Travail, dans l’attente de la publication du décret, pour tous les contrats d’apprentissage conclus à partir du 1er janvier 2025, une aide de 6 000 € maximum est accordée pour la première année d’exécution du contrat pour la préparation d’un titre ou diplôme jusqu’au niveau baccalauréat (bac+2 pour les Outre-mer), uniquement pour les entreprises de moins de 250 salariés. 

 Dans le détail : l’aide pour l’embauche d’un apprenti

Il s’agit d’une aide pour accompagner financièrement les employeurs qui recrutent en contrat d’apprentissage.

Cette aide s’applique aux contrats conclus depuis le 1er janvier 2025 (et en attente de parution du décret courant janvier, comme mentionné plus haut).

Elle est versée uniquement au titre de la première année d’exécution du contrat.

Attention : dans l’attente de la publication du décret précisant les nouvelles modalités de cette aide, seules les entreprises de moins de 250 salariés sont éligibles, sous conditions détaillées ci-après

Conditions

Pour bénéficier de l’aide, il est nécessaire de remplir plusieurs conditions :

  • le contrat doit être un contrat d’apprentissage,
  • le contrat doit être conclu à partir du 1er janvier 2025,
  • l’apprenti doit préparer un diplôme ou un titre à finalité professionnelle inférieur ou égal au niveau 5 (niveau Baccalauréat maximum) du cadre national des certifications professionnelles, ou bac + 2 ans dans les Outre-mer.

Montant

Le montant de l’aide s’élève à 6 000 € maximum.

Pour percevoir cette aide, vous devez déclarer l’embauche de votre apprenti à l’Opérateur de Compétences (OPCO) désigné selon votre domaine ou secteur d’activité.

L’aide est versée automatiquement par l’Agence de services et de paiement (ASP) tous les mois pendant la première année du contrat d’apprentissage, avant le paiement du salaire. Votre avis de paiement est consultable sur la plateforme SYLAE.

À savoir

Un contrôle renforcé sera désormais appliqué par les opérateurs de compétence (OPCO). En cas de non-conformité, l’OPCO peut refuser la prise en charge financière du contrat. 

L’exonération de charges sociales

Les rémunérations des apprentis bénéficient de la réduction générale de cotisations patronales.

Notez que le décret définissant les taux des coefficients de la réduction générale des cotisations patronales pour 2025 n’est pas encore paru.

Les aides spécifiques à l’embauche pour les apprentis reconnus travailleurs handicapés

Les employeurs qui choisissent de recruter un apprenti reconnu travailleur handicapé bénéficient d’aides spécifiques :

Pour les employeurs du secteur privé : l’aide à l’embauche en contrat d’apprentissage d’une personne handicapée proposée par l’Agefiph (Association de Gestion du Fonds pour l’Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées). Le montant maximum de l’aide est de 3000€.

 

Prime de partage de la valeur : comment en faire bénéficier vos salariés ?

 

Ce qui change au 1er janvier 2025

Un dispositif obligatoire de partage de valeur est expérimenté pendant une durée de cinq ans dans les entreprises de 11 à 49 salariés dont le bénéfice net fiscal est au moins égal à 1 % des recettes pendant trois années consécutives.

Ainsi, à compter du 1er janvier 2025, les entreprises concernées ont l’obligation de mettre en place un dispositif de partage de la valeur, qui peut prendre l’une des trois formes suivantes :

la signature d’un accord de participation ou d’intéressement,

l’abondement d’un plan dépargne salariale (PEEPercoPER Collectif),

le versement de la prime de partage de la valeur.

Les détails de l’expérimentation sont précisés dans la loi du 29 novembre 2023 portant transposition de l’accord national interprofessionnel relatif au partage de la valeur au sein de l’entreprise.

Qu’est-ce que la prime de partage de la valeur ?

La prime de partage de la valeur a été instituée par la loi n° 2022-1158 du 16 août 2022 portant mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat puis modifiée par la loi du 29 novembre 2023.

Elle permet aux employeurs de verser aux salariés une prime, qui peut être exonérée d’impôt et de cotisations sociales si elle respecte certaines conditions liées à sa date de versement, son montant et la rémunération du salarié à qui elle est versée.

À savoir

La prime de partage de la valeur ne peut, en aucun cas, se substituer au salaire, ni à des augmentations de rémunération ou des primes prévues par un accord salarial, par le contrat de travail ou par les usages en vigueur dans l’entreprise, l’établissement ou le service.

En cas de suppression totale ou partielle d’un élément de rémunération, cette règle de non-substitution ne peut avoir pour effet de remettre en cause les exonérations prévues, dès lors qu’un délai de douze mois s’est écoulé entre le dernier versement de l’élément de rémunération dont il est question et la date d’effet de l’accord de participation (article 3 de la loi du 29 novembre 2023).

Quelles entreprises peuvent verser la prime de partage de la valeur ?

Le versement d’une prime de partage de la valeur peut être effectué quel que soit l’effectif salarié de l’entreprise. Plus spécifiquement, elle peut être versée par les employeurs suivants (article L3311-1 du code du travail) :

tous les employeurs de droit privé, y compris les travailleurs indépendants (artisans, commerçants, exploitants agricoles, professions libérales), les mutuelles, les associations ou les fondations, les syndicats, etc.,

les Établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC),

les Établissements publics administratifs (EPA) lorsqu’ils emploient du personnel de droit privé (par exemple : agences régionales de santé – ARS –, France Travail, Caisses nationales de Sécurité sociale),

les entreprises de travail temporaire aux salariés intérimaires lorsque l’entreprise dans laquelle ils sont mis à disposition verse une prime à ses salariés (prime versée selon les modalités fixées par l’entreprise utilisatrice),

les établissements ou services d’aide par le travail (Esat) aux travailleurs en situation de handicap sous contrat de soutien et d’aide par le travail.

Quels salariés sont éligibles à cette prime et quel est son montant ?

La prime de partage de la valeur peut bénéficier aux salariés liés à l’entreprise par un contrat de travail, aux intérimaires mis à disposition de l’entreprise utilisatrice, aux agents publics relevant d’un établissement public administratif ou industriel et commercial et aux travailleurs en situation de handicap liés à un Esat par un contrat de soutien et d’aide par le travail, soit :

à la date de versement de la prime,

à la date de dépôt de l’accord,

ou à la date de la signature de la décision unilatérale de l’employeur l’instituant.

Le montant de la prime peut être uniforme ou varier selon les bénéficiaires en fonction de la rémunération, du niveau de classification, de l’ancienneté dans l’entreprise, de la durée de présence effective pendant l’année écoulée ou de la durée de travail prévue au contrat de travail.

Quels sont les plafonds d’exonération de la prime ?

Comme le précise la loi, le montant maximum d‘exonération est de 3 000 euros par bénéficiaire et par année civile.

Ce montant maximal peut être porté à 6 000 euros par bénéficiaire et par année civile, à condition que l’employeur mette en œuvre :

un dispositif dintéressement lorsqu’il est soumis à l’obligation de mise en place de la participation,

un dispositif d’intéressement ou de participation lorsqu’il n’est pas soumis à l’obligation de mise en place de la participation.

Ces dispositifs doivent être mis en œuvre à la date de versement de la prime ou être conclus au titre du même exercice que celui du versement de la prime.

Notez que les structures suivantes ne sont pas soumises au respect des conditions citées ci-dessus : 

les associations et fondations reconnues d’utilité publique ou d’intérêt général mentionnées aux a et b du 1 des articles 200 et 238 bis du code général des impôts),

les Esat au titre des primes versées aux travailleurs en situation de handicap.

Intéressement et participation : quelles différences ?

La participation permet de redistribuer aux salariés une partie des bénéfices de l’entreprise. Ce dispositif est obligatoire pour toutes les entreprises d’au moins 50 salariés.

En savoir plus sur la participation

L’intéressement permet d’associer financièrement les salariés aux résultats ou à la performance de l’entreprise. C’est un dispositif collectif facultatif qui peut être mis en place par toutes les entreprises.

En savoir plus sur l’intéressement

Comment fonctionne l’exonération de la prime ?

L’étendue de l’exonération de cotisations et contributions, applicable dans la limite de 3 000 euros ou 6 000 euros par bénéficiaire et par année civile, est conditionnée selon la date de versement de la prime et le montant de rémunération du salarié.

Prime versée entre le 1er janvier 2024 et le 31 décembre 2026

Sur cette période, la ou les primes de partage de la valeur versées par une entreprise employant moins de 50 salariés à des salariés ayant perçu, au cours des douze mois précédant leur versement, une rémunération inférieure à trois fois la valeur annuelle du Smic correspondant à la durée de travail prévue au contrat, sont exonérées d’impôt sur le revenu ainsi que des cotisations et contributions sociales patronales et salariales.

À savoir

Le salarié ayant adhéré à un plan d’épargne salariale ou à un plan d’épargne retraite d’entreprise peut y affecter tout ou partie des sommes qui lui sont attribuées par l’entreprise au titre des primes de partage de la valeur perçues. Là encore, ces sommes sont exonérées d’impôt sur le revenu dans les limites de 3 000 euros ou 6 000 euros mentionnées ci-dessus.

Vous devez informer le bénéficiaire des sommes qui lui sont attribuées et du délai dans lequel il peut formuler sa demande d’affectation au plan d’épargne salariale ou au plan d’épargne retraite d’entreprise.  

Notez que si le règlement du plan le prévoit, le versement de la prime sur un plan d’épargne salariale peut faire l’objet d’un abondement.

Comment mettre en place la prime de partage de la valeur dans l’entreprise ?

La mise en place de la prime, son montant et les éventuelles conditions de modulation du niveau de la prime selon les bénéficiaires, doivent faire l’objet d’un accord d’entreprise ou de groupe conclu selon l’une des modalités suivantes :

  • par convention ou accord collectif de travail,
  • par accord entre l’employeur et les représentants d’organisations syndicales représentatives dans l’entreprise,
  • par accord conclu au sein du comité social et économique (CSE),
  • par ratification, à la majorité des deux tiers du personnel, d’un projet d’accord proposé par l’employeur.

La prime peut également être mise en place par décision unilatérale de l’employeur, qui consulte au préalable le comité social et économique.

Comment la prime est-elle versée ?

Deux primes de partage de la valeur peuvent être attribuées au titre d’une même année civile.

Le versement de la prime ou des deux primes peut être réalisé en une ou plusieurs fois, dans la limite d’une fois par trimestre, au cours de l’année civile.

À savoir

La loi n° 2023-1107 du 29 novembre 2023 relative au partage de la valeur introduit un nouveau dispositif : le plan de partage de la valorisation de l’entreprise.

Une prime de partage de la valorisation de l’entreprise est versée aux salariés, en complément de la prime de partage de la valeur, dans le cas où la valeur de l’entreprise aurait augmenté au cours des trois années suivant la date fixée par un accord collectif.

Le montant perçu par le salarié correspond à un montant de référence auquel on applique le taux de variation de l’entreprise, lorsque celui-ci est positif.

Le montant de référence est fixé pour chaque salarié en application de l’accord mettant en place le plan de partage de la valorisation de l’entreprise. Ce montant peut différer selon la rémunération du salarié, son niveau de classification ou la durée de travail prévue dans son contrat de travail.

Seuls les salariés ayant au moins un an d’ancienneté dans l’entreprise bénéficient de ce plan. Néanmoins, il est possible de prévoir dans l’accord une durée d’ancienneté inférieure.

Notez que cette prime peut être placée sur un plan d’épargne salariale.

Prime de partage de la valeur : comment en faire bénéficier vos salariés ?

 

Les employeurs ont la possibilité de verser aux salariés une prime dite « prime de partage de la valeur » (PPV) exonérée de cotisations et contributions sociales sous conditions. Toutes les entreprises sont-elles concernées ? Comment mettre en place ce dispositif ? On vous répond.

  1. Qu’est-ce que la prime de partage de la valeur ?
  2. Quelles entreprises peuvent verser la prime de partage de la valeur ?
  3. Quels salariés sont éligibles à cette prime et quel est son montant ?
  4. Quels sont les plafonds d’exonération de la prime ?
  5. Comment fonctionne l’exonération de la prime ?
  6. Comment mettre en place la prime de partage de la valeur dans l’entreprise ?
  7. Comment la prime est-elle versée ?

Ce qui change au 1er janvier 2025

Un dispositif obligatoire de partage de valeur est expérimenté pendant une durée de cinq ans dans les entreprises de 11 à 49 salariés dont le bénéfice net fiscal est au moins égal à 1 % des recettes pendant trois années consécutives.

Ainsi, à compter du 1er janvier 2025, les entreprises concernées ont l’obligation de mettre en place un dispositif de partage de la valeur, qui peut prendre l’une des trois formes suivantes :

Les détails de l’expérimentation sont précisés dans la loi du 29 novembre 2023 portant transposition de l’accord national interprofessionnel relatif au partage de la valeur au sein de l’entreprise.

Qu’est-ce que la prime de partage de la valeur ?

La prime de partage de la valeur a été instituée par la loi n° 2022-1158 du 16 août 2022 portant mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat puis modifiée par la loi du 29 novembre 2023.

Elle permet aux employeurs de verser aux salariés une prime, qui peut être exonérée d’impôt et de cotisations sociales si elle respecte certaines conditions liées à sa date de versement, son montant et la rémunération du salarié à qui elle est versée.

À savoir

La prime de partage de la valeur ne peut, en aucun cas, se substituer au salaire, ni à des augmentations de rémunération ou des primes prévues par un accord salarial, par le contrat de travail ou par les usages en vigueur dans l’entreprise, l’établissement ou le service.

En cas de suppression totale ou partielle d’un élément de rémunération, cette règle de non-substitution ne peut avoir pour effet de remettre en cause les exonérations prévues, dès lors qu’un délai de douze mois s’est écoulé entre le dernier versement de l’élément de rémunération dont il est question et la date d’effet de l’accord de participation (article 3 de la loi du 29 novembre 2023).

Quelles entreprises peuvent verser la prime de partage de la valeur ?

Le versement d’une prime de partage de la valeur peut être effectué quel que soit l’effectif salarié de l’entreprise. Plus spécifiquement, elle peut être versée par les employeurs suivants (article L3311-1 du code du travail) :

  • tous les employeurs de droit privé, y compris les travailleurs indépendants (artisans, commerçants, exploitants agricoles, professions libérales), les mutuelles, les associations ou les fondations, les syndicats, etc.,
  • les Établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC),
  • les Établissements publics administratifs (EPA) lorsqu’ils emploient du personnel de droit privé (par exemple : agences régionales de santé – ARS –, France Travail, Caisses nationales de Sécurité sociale),
  • les entreprises de travail temporaire aux salariés intérimaires lorsque l’entreprise dans laquelle ils sont mis à disposition verse une prime à ses salariés (prime versée selon les modalités fixées par l’entreprise utilisatrice),
  • les établissements ou services d’aide par le travail (Esat) aux travailleurs en situation de handicap sous contrat de soutien et d’aide par le travail.

Quels salariés sont éligibles à cette prime et quel est son montant ?

La prime de partage de la valeur peut bénéficier aux salariés liés à l’entreprise par un contrat de travail, aux intérimaires mis à disposition de l’entreprise utilisatrice, aux agents publics relevant d’un établissement public administratif ou industriel et commercial et aux travailleurs en situation de handicap liés à un Esat par un contrat de soutien et d’aide par le travail, soit :

  • à la date de versement de la prime,
  • à la date de dépôt de l’accord,
  • ou à la date de la signature de la décision unilatérale de l’employeur l’instituant.

Le montant de la prime peut être uniforme ou varier selon les bénéficiaires en fonction de la rémunération, du niveau de classification, de l’ancienneté dans l’entreprise, de la durée de présence effective pendant l’année écoulée ou de la durée de travail prévue au contrat de travail.

Quels sont les plafonds d’exonération de la prime ?

Comme le précise la loi, le montant maximum d‘exonération est de 3 000 euros par bénéficiaire et par année civile.

Ce montant maximal peut être porté à 6 000 euros par bénéficiaire et par année civile, à condition que l’employeur mette en œuvre :

  • un dispositif dintéressement lorsqu’il est soumis à l’obligation de mise en place de la participation,
  • un dispositif d’intéressement ou de participation lorsqu’il n’est pas soumis à l’obligation de mise en place de la participation.

Ces dispositifs doivent être mis en œuvre à la date de versement de la prime ou être conclus au titre du même exercice que celui du versement de la prime.

Intéressement et participation : quelles différences ?

  • La participation permet de redistribuer aux salariés une partie des bénéfices de l’entreprise. Ce dispositif est obligatoire pour toutes les entreprises d’au moins 50 salariés.
  • L’intéressement permet d’associer financièrement les salariés aux résultats ou à la performance de l’entreprise. C’est un dispositif collectif facultatif qui peut être mis en place par toutes les entreprises.

Comment fonctionne l’exonération de la prime ?

L’étendue de l’exonération de cotisations et contributions, applicable dans la limite de 3 000 euros ou 6 000 euros par bénéficiaire et par année civile, est conditionnée selon la date de versement de la prime et le montant de rémunération du salarié.

Prime versée entre le 1er janvier 2024 et le 31 décembre 2026

Sur cette période, la ou les primes de partage de la valeur versées par une entreprise employant moins de 50 salariés à des salariés ayant perçu, au cours des douze mois précédant leur versement, une rémunération inférieure à trois fois la valeur annuelle du Smic correspondant à la durée de travail prévue au contrat, sont exonérées d’impôt sur le revenu ainsi que des cotisations et contributions sociales patronales et salariales.

À savoir

Le salarié ayant adhéré à un plan d’épargne salariale ou à un plan d’épargne retraite d’entreprise peut y affecter tout ou partie des sommes qui lui sont attribuées par l’entreprise au titre des primes de partage de la valeur perçues. Là encore, ces sommes sont exonérées d’impôt sur le revenu dans les limites de 3 000 euros ou 6 000 euros mentionnées ci-dessus.

Vous devez informer le bénéficiaire des sommes qui lui sont attribuées et du délai dans lequel il peut formuler sa demande d’affectation au plan d’épargne salariale ou au plan d’épargne retraite d’entreprise.  

Notez que si le règlement du plan le prévoit, le versement de la prime sur un plan d’épargne salariale peut faire l’objet d’un abondement.

 Comment mettre en place la prime de partage de la valeur dans l’entreprise ?

La mise en place de la prime, son montant et les éventuelles conditions de modulation du niveau de la prime selon les bénéficiaires, doivent faire l’objet d’un accord d’entreprise ou de groupe conclu selon l’une des modalités suivantes :

  • par convention ou accord collectif de travail,
  • par accord entre l’employeur et les représentants d’organisations syndicales représentatives dans l’entreprise,
  • par accord conclu au sein du comité social et économique (CSE),
  • par ratification, à la majorité des deux tiers du personnel, d’un projet d’accord proposé par l’employeur.

La prime peut également être mise en place par décision unilatérale de l’employeur, qui consulte au préalable le comité social et économique.

Comment la prime est-elle versée ?

Deux primes de partage de la valeur peuvent être attribuées au titre d’une même année civile.

Le versement de la prime ou des deux primes peut être réalisé en une ou plusieurs fois, dans la limite d’une fois par trimestre, au cours de l’année civile.

Vous êtes propriétaire ? Remplissez vos obligations déclaratives avec le service « Gérer mes biens immobiliers »

 

Parce que vos biens immobiliers ont plusieurs vies et qu’on ne peut pas deviner qui occupe votre logement, pensez à nous le dire sur votre espace sécurisé, dans la rubrique « biens immobiliers ».

Pourquoi la déclaration d’occupation est importante ?

Depuis 2023, la taxe d’habitation est supprimée pour toutes les résidences principales et tous les contribuables. Cependant, elle reste applicable aux autres locaux, notamment les résidences secondaires et les locaux vacants.

Si vous possédez un ou plusieurs biens immobiliers, qu’ils soient occupés par vous même, des locataires, ou même des membres de votre famille, nous avons besoin de connaître l’identité des occupants pour éviter les erreurs d’imposition.

Quand et comment je déclare ?

La déclaration d’occupation doit être faite dès qu’un changement d’occupant intervient dans l’un de vos biens.

Rendez-vous sur votre espace particulier > Rubrique biens immobiliers. Dès que vous accédez à la liste de vos biens, vous pouvez cliquer sur déclaration d’occupation.

Le parcours s’adapte ensuite en fonction de vos réponses et vous êtes guidé via des info-bulles et une FAQ

Bon à savoir :

Vous pouvez nous le dire quel que soit le moment de l’année, mais également lorsque vous faites votre déclaration des revenus. Si votre bien immobilier est occupé par une nouvelle personne et que vous n’avez pas encore déclaré le changement de situation, vous serez dirigé automatiquement vers le service « Gérer mes biens immobiliers ».

Vous faites des travaux ?

La déclaration foncière est obligatoire pour toute nouvelle construction (maison, véranda, abris de jardin, piscine…) et en cas de travaux d’agrandissement ou de modification de la consistance d’un local. Elle doit être transmise dans les 90 jours de l’achèvement des travaux.

Dès la validation de votre permis de construire, vous êtes accompagné tout au long de vos constructions jusqu’à votre déclaration foncière à l’achèvement des travaux.

Le parcours en ligne vous permet de déclarer en une seule fois tous les éléments nécessaires à la déclaration foncière et à la liquidation de vos taxes d’urbanisme.

Pourquoi augmenter le capital d’une société ?

Le plus souvent, les associés de procéder à une augmentation de capital pour :

  • faire entrer un nouvel associé ;
  • augmenter la capacité d’investissement de l’entreprise ;
  • reconstituer les fonds propres et ainsi éviter d’éventuelles difficultés financières.

 Une augmentation de capital peut être un atout pour accroître la crédibilité de votre société. Bien que le capital social ne soit pas toujours représentatif de la pleine santé d’une entreprise, il permet tout de même de rassurer les tiers (futurs partenaires, éventuels clients) sur le sérieux de la société.

Sachez qu’en pratique, il n’est pas toujours nécessaire de faire des apports supplémentaires pour réaliser une augmentation de capital : c’est notamment le cas si vous décidez de réaliser une augmentation de capital par incorporation de réserves.

Quelles sont les différentes méthodes d’augmentation du capital ?

Une société peut avoir besoin d’augmenter son capital pour différentes raisons. Les principales motivations à l’origine d’une augmentation de capital sont la volonté de soutenir la croissance de l’entreprise, de renforcer ses fonds propres ou tout simplement le souhait de faire entrer un nouvel associé.

Quelle que soit la raison de cette décision des associés, ces derniers ont la possibilité de réaliser l’augmentation de capital de 4 manières différentes :

  • l’apport en numéraire ;
  • l’apport en nature ;
  • l’incorporation de réserves.
  • Par compte courant

1/ Augmentation de capital par apport en numéraire

L’apport en numéraire consiste à amener une somme d’argent au capital de la société. Il peut s’agir d’un versement externe ou d’une incorporation de compte courant d’associé.

Ce type d’augmentation de capital permet de faire entrer un ou plusieurs nouveaux associés sans avoir à céder de titres.

2/ Augmentation de capital par apport en nature

L’apport en nature correspond au cas où un bien mobilier ou immobilier est apporté au capital de la société.

Par exemple, un nouvel associé dans une SCI peut apporter un nouveau bien immobilier en contrepartie de parts sociales.

3/ Augmentation de capital par incorporation de réserves

L’augmentation de capital par incorporation de réserves consiste à intégrer les sommes mises en réserves par les associés à la fin des exercices comptables précédents au capital de la société.

Par conséquent, l’augmentation de capital par incorporation de réserves est une augmentation de capital sans apport. En effet, il n’y a pas de nouveaux fonds qui entrent dans la société.

Qu’est-ce qu’une augmentation de capital par incorporation de réserves ?

Une augmentation de capital par incorporation de réserves ou de bénéfices permet aux sociétés d’augmenter le capital social de la société sans apporter de fonds. Il convient de la différencier d’une augmentation de capital par compensation de créance ou par incorporation de compte courant.

Cette opération consiste à incorporer les réserves (qui font partie des capitaux propres de la société) dans le capital social de la société. Il s’agit donc d’une réallocation des fonds.

⚠️  Attention : ne pas confondre les notions de capital social d’une entreprise et de capitaux propres.

L’ensemble des réserves de la société est susceptible d’être incorporé au capital : les réserves facultatives, les réserves exceptionnelles et les autres réserves prévues par les statuts (y compris une partie de la réserve légale).

📝 À noter : la réserve légale est constituée des bénéfices réalisés par la société et non distribués aux associés. Chaque année, 5% des bénéfices doivent être affectés à cette réserve jusqu’à ce que son montant atteigne 10% du capital social. La réserve légale ne doit jamais descendre en dessous de ce montant minimum, raison pour laquelle une partie de la réserve légale ne pourra jamais être incorporée au capital social.

En SARL, l’augmentation de capital par incorporation de réserves est possible. Il en va de même en SAS.

Comment faire une augmentation de capital par incorporation de réserves ?

L’augmentation de capital par incorporation de réserves peut se faire de l’une des manières suivantes :

  • augmentation de la valeur nominale des titres sociaux. La valeur d’une part sociale ou d’une action augmente ;
  • émission de nouveaux titres répartis entre les associés aux associés au prorata de leur participation actuelle au capital social. Ainsi, le poids de chaque associé dans l’entreprise reste inchangé.

Quelle que soit l’option choisie, l’augmentation de capital par incorporation de réserves nécessite de respecter certaines conditions et de suivre une procédure spécifique.

Les conditions à respecter

Pour réaliser une incorporation des réserves dans le capital social, 2 conditions simples sont à remplir :

  • le montant du capital social de la société doit avoir été intégralement versé sur le compte de la société (à la constitution de la société, les associés peuvent décider de ne verser qu’une partie du capital social sur le compte et de verser l’autre partie dans les 5 années qui suivent).
  • en cas d’incorporation de la réserve légale, l’augmentation ne doit pas faire passer la réserve en dessous du seuil minimum exigé par la loi (10% du montant du capital social). À défaut, les associés doivent prévoir de la reconstituer suite à l’augmentation de capital.

Par ailleurs, seules certaines sommes peuvent faire l’objet d’une incorporation au capital social. Il s’agit de :

  • la réserve légale ;
  • les réserves statutaires ordinaires ou extraordinaires ;
  • les réserves réglementées ;
  • les bénéfices de l’exercice ou des précédents qui ont été reportés ;
  • les primes d’émission, d’apport ou de fusion.

📝 À noter : pour une augmentation de capital par incorporation de réserves, le commissaire aux comptes n’est pas obligatoire.

La procédure à suivre

En ce qui concerne l’augmentation de capital par incorporation de réserves, les formalités à accomplir peuvent être découpées en deux grandes étapes : 

  1. la décision des associés ;
  2. les démarches auprès du greffe du tribunal.

La décision d’augmentation 

Les décisions qui ont pour finalité de modifier les statuts de la société supposent généralement une décision de la part des associés.

Les règles concernant la décision d’augmentation par incorporation de réserve varient selon le type de société.

  • Décision d’augmentation de capital en SARL : bien qu’il s’agisse d’une décision qui modifie les statuts et le Kbis de la société, dans le cas d’une décision d’augmentation de capital par incorporation de réserve dans une SARL, une assemblée générale extraordinaire n’est pas nécessaire. Une simple assemblée générale des associées peut suffire à décider d’une augmentation de capital par incorporation de réserve.

  • Décision d’augmentation de capital par incorporation de réserves légales en SAS ou SASU : les modalités de décision doivent être prévues dans les statuts. Par défaut, si les statuts ne prévoient rien, ce sont les mêmes règles que la SARL qui s’appliquent.

Pour la rédaction de la décision, il est recommandé de consulter ou d’utiliser directement un modèle de PV d’augmentation de capital par incorporation de réserves, afin de respecter le formalisme d’usage.

Enfin, la décision doit être portée à la connaissance des tiers par la publication d’une annonce légale dans un journal habilité. Cette formalité est obligatoire et doit être réalisée avant d’envoyer votre dossier de modification auprès du greffe.

Les formalités d’augmentation au greffe  

Comme toute modification statutaire, la modification de capital social doit être enregistrée auprès du greffe du tribunal de commerce afin d’obtenir la délivrance d’un Kbis, à jour du nouveau montant du capital social.  

Voici les pièces à envoyer au greffe pour accomplir vos formalités d’augmentation de capital par incorporation de réserves :

  • un formulaire M2 complété par le représentant légal ;
  • le PV des décisions des associés ;
  • les statuts modifiés ;
  • une preuve de la publication d’une annonce dans un journal d’annonces légales.

Quelle est la fiscalité d’une augmentation de capital par incorporation de réserves ?

Auparavant, il existait des droits d’enregistrement pour toutes les augmentations de capital. Le montant de ces droits d’enregistrement était un droit fixe allant de 300 à 500 €, à l’exception des augmentations de capital en nature à titre onéreux, qui étaient soumises à des frais variables.

Bonne nouvelle, il n’est désormais plus nécessaire de s’acquitter des frais d’enregistrement pour les augmentations de capital par incorporation des réserves. Il n’est plus non plus nécessaire de réaliser les formalités d’enregistrement auprès des impôts.

⚠️  Attention : certaines augmentations de capital restent soumises à l’obligation d’enregistrement, c’est le cas notamment des augmentations de capital en nature.

Par ailleurs, dans la mesure où il n’y a pas de cession de titres sociaux, aucune plus-value sur l’augmentation de capital par incorporation de réserves n’est à prévoir au moment de la procédure.

 Quelles sont les conséquences d’une augmentation de capital par incorporation de réserves ?

L’augmentation de capital par incorporation de réserves permet de changer l’affectation des fonds au sein de la catégorie de capitaux propres. Il s’agit donc davantage d’un jeu d’écriture comptable que d’une opération financière. L’intérêt réside donc dans la solidification des capitaux propres de l’entreprise, ce qui peut être avantageux pour obtenir des financements par exemple.

 4/ Augmentation de capital par incorporation de compte courant ?

Compte courant d’associé : définition

Le compte courant d’associé est un élément des capitaux propres de l’entreprise qui permet à un associé de prêter de l’argent à la société. Ce prêt peut être rémunéré via des intérêts ou non. 

En principe, le compte courant ne peut pas être négatif, c’est-à-dire qu’un associé n’est pas censé devoir de l’argent à la société.

En outre, l’associé peut récupérer son argent à tout moment sur simple demande dès lors que cela ne nuit pas à la stabilité financière de l’entreprise. Le remboursement de cette avance en compte courant d’associé n’est soumis à aucune fiscalité puisque l’associé récupère seulement son argent, il ne réalise pas de plus-value dessus.

Capital social et compte courant d’associé : quelles différences ?

Le capital social est constitué lors de la création de la société par les associés. Il peut être constitué d’apports en numéraire, en nature ou en industrie. En contrepartie des apports réalisés, les associés reçoivent des parts sociales (ou actions) assorties d’un droit de vote et d’un droit aux bénéfices. Au niveau comptable, on le retrouve en haut de bilan, au passif, dans les capitaux propres. Au cours de la vie d’une société, plusieurs opérations sur le capital sont possibles, notamment des augmentations ou réductions de capital.

Par ailleurs, en plus de l’apport réalisé par les associés dans le capital social d’une société, il est possible de procéder à un financement différent. En effet, les associés ont la possibilité de réaliser un apport en compte courant d’associé. Cet apport consiste pour un associé à prêter une somme d’argent à la société. Les sommes prêtées ont pour vocation d’être remboursées et éventuellement rémunérées.

Le compte courant d’associé est très utilisé en pratique. Il s’agit d’une créance de l’associé envers la société qui devient sa débitrice. Le plus souvent, cette technique est utilisée pour donner plus de flexibilité à la trésorerie sans avoir à souscrire un nouveau prêt bancaire.

Un versement en compte courant n’impacte pas le capital social. Il ne donne droit à aucune part sociale supplémentaire. En revanche, gardez bien à l’esprit que le compte courant d’associé fait aussi partie des fonds propres de la société.

Capital social et compte courant d’associé sont donc à distinguer l’un de l’autre.

👍 Bon à savoir : il est important de formaliser les modalités encadrant ce prêt à l’aide d’une  convention de compte courant d’associé.

Qu’est-ce qu’une augmentation de capital par incorporation de compte courant ?

Lorsque la société souhaite procéder à une augmentation de capital, plusieurs hypothèses lui sont offertes. Elle peut notamment réaliser cette augmentation par l’incorporation d’un compte courant d’associé. Cette opération présente certains avantages tant pour la société que pour les associés.

Une augmentation de capital par incorporation de compte courant d’associé consiste à convertir la créance détenue par un associé au titre du compte courant en une participation supplémentaire dans le capital social.

Il s’agit donc de transformer la créance de l’associé en titre de la société. C’est pourquoi, on parle également d’augmentation de capital par compensation de créance.

👍 Bon à savoir : cette opération suppose donc que les autres associés voient leurs parts dans le capital diminuer puisqu’ils obtiendront certainement moins de titres que l’associé qui réalise l’apport.

Quelles sont les conditions pour réaliser une augmentation de capital par incorporation de compte courant ?

Plusieurs conditions doivent être réunies pour qu’une augmentation de capital par incorporation de compte courant soit possible.

Tout d’abord, le capital social initial doit avoir été entièrement libéré. Ceci signifie que les associés doivent avoir versé intégralement les sommes pour lesquelles ils se sont engagés lors de la constitution de la société.

De plus, il convient de vérifier que les statuts de la société n’ont pas exclu ce type d’augmentation de capital.

En outre, la créance constituée par le compte courant d’associé doit remplir les conditions suivantes. Il doit s’agir d’une créance certaine, liquide et exigible :

  • certaine : une créance existante et incontestable ;
  • liquide : le montant de la créance doit pouvoir être déterminé ;
  • exigible : la société peut en exiger le paiement.

Pourquoi faire une augmentation de capital par incorporation de compte courant ?

Recourir à une augmentation de capital par incorporation de compte courant présente des avantages pour l’entreprise.

En effet, celle-ci bénéficie d’un capital social plus important. Cela peut lui faire gagner en crédibilité aux yeux des tiers, et notamment aux investisseurs.

D’autre part, la société n’a plus à verser d’intérêt à l’associé et le bilan est de manière générale assaini.

Par ailleurs, cette opération peut également être bénéfique pour l’associé. En effet, ce dernier voit le nombre de ses parts augmenter et par voie de conséquence, ses droits de vote et droits aux bénéfices sont plus importants.

👍 Bon à savoir : si la société en question est une PME, l’associé peut profiter d’une réduction d’impôt pour souscription de capital sous certaines conditions.

Quelles sont les démarches pour procéder à une augmentation de capital par incorporation de compte courant ?

Une telle augmentation du capital social de la société va impacter le montant du capital social. À ce titre, il est impératif de réaliser une modification statutaire. En réalité, la procédure à suivre pour procéder à une augmentation de capital par incorporation de compte courant d’associé est identique à une augmentation de capital classique.

En effet, il convient de respecter les formalités suivantes :

  • convocation et la tenue d’une assemblée générale extraordinaire ;
  • rédaction du procès-verbal d’augmentation de capital social ;
  • publication d’un avis de modification dans un journal d’annonces légales ;
  • le dépôt du dossier de modification de la société.

La convocation à l’AGE pour le vote de l’augmentation de capital par incorporation de compte courant

La première étape pour procéder à l’augmentation de capital par incorporation de compte courant d’associé est de convoquer une assemblée générale extraordinaire (AGE). En effet, cette décision va entraîner une modification du montant du capital social et des droits de vote, et par voie de conséquence une modification des statuts. Une décision collective des associés s’impose.

Le dirigeant doit respecter les règles de convocation prévues dans les statuts de la société. De plus, lors du vote, il convient de respecter les règles de quorum et de majorité prévues dans les statuts, notamment en fonction de la forme sociale de la société.

Par ailleurs, une procédure d’agrément et une procédure d’attribution préférentielle peuvent avoir vocation à s’appliquer.

La rédaction du PV d’augmentation de capital par incorporation de compte courant

À l’issue de l’assemblée générale, le vote des associés doit être consigné dans un procès-verbal d’augmentation du capital par incorporation de compte courant.

S’il n’est plus nécessaire de procéder à l’enregistrement de ce document, celui-ci reste obligatoire pour déposer une demande de modification de la société auprès de l’administration.

L’arrêté des comptes et la certification en fonction de la forme sociale

Des formalités supplémentaires peuvent être à réaliser en fonction de si vous réalisez une augmentation de capital en SARL ou une augmentation de capital en SAS.

Les sociétés par actions (SAS et SASU) doivent établir un arrêté des comptes et le faire certifier par un commissaire aux comptes (établissement d’un certificat). Cette obligation est simplement recommandée en pratique pour les SARL et EURL.

La publication d’un avis de modification de la société dans un journal d’annonces légales

Afin d’avertir les tiers intéressés, notamment les créanciers de la société, il est nécessaire de faire publier un avis de modification de capital social dans un journal d’annonces légales. Une attestation de parution est remise au dirigeant. Celui-ci doit la conserver car ce document lui sera demandé pour constituer le dossier de demande de modification.

Le dépôt du dossier de modification de la société pour augmentation de capital par incorporation de compte courant

La dernière étape de la procédure d’augmentation de capital social par incorporation de compte courant est le dépôt du dossier de demande de modification en ligne sur le site du Guichet unique géré par l’INPI.

Le dirigeant doit alors complété le formulaire interactif et télécharger les pièces justificatives, notamment le PV d’assemblée générale et l’attestation de parution de l’avis.

Une fois la demande prise en compte par l’administration, un nouveau K-bis est remis au dirigeant.

📌 À retenir : l’augmentation de capital par incorporation de compte courant est donc avant tout un jeu d’écritures comptables. Cela permet de convertir le compte courant d’un associé en apport en numéraire au capital social, sans avoir à lever de fonds supplémentaires auprès des autres associés. Les démarches à accomplir sont les mêmes que pour une augmentation de capital classique et résulte avant tout d’une décision commune des associés.

Comment choisir entre apport en compte courant et augmentation de capital ?

Si l’entreprise a besoin d’accroître ses fonds propres, les associés peuvent décider de faire un apport en compte courant. Cela leur permet de prêter de l’argent à la société sans avoir à réaliser une procédure de modification du capital social qui peut s’avérer longue et coûteuse. Toutefois, cette démarche répond à un besoin ponctuel puisque l’associé peut récupérer son argent. Au contraire, l’augmentation de capital implique de procéder aux démarches de modification du capital social. Il s’agit d’une démarche à long terme puisque les associés ne peuvent pas récupérer les fonds à moins de vendre leurs titres ou de dissoudre la société.